Lou, Théo. Same story, same troubles ...

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le 18/07/2007 à 10h51

Je suis sortie de chez moi en courant, avec un élastique bleu coincé entre mes dents, tout en me faisant une sorte de chignon, qui n'allait pas tenir, vu la longueur de mes cheveux dérisoires. "Encore en retard hein?", pensais-je en souriant, tout en essayant de rajuster les mèches qui me tombaient devant les yeux. Quelle excuse allais-je sortir à Théo, cette fois-ci? Bof. Tant pis. C'est les vacances après tout, il comprendra donc que mon fabuleux réveil avec des papillons n'a pas sonné. Hier, il faisait tellement chaud que nous ne sommes pas sortis longtemps, préférant s'installer chez moi devant un bon DVD. Mais aujourd'hui nous avions décidé d'aller à la plage. Pour profiter de ces derniers jours. Ces derniers jours d'été, brûlants et étouffants.

J'avais augmenté le son de mon MP3 pour me donner un rythme, histoire de ne pas arriver trop en retard non plus. Me coupant ainsi du monde, je n'entendais plus les voitures sur le bitume, ni les rires des enfants dans le square, à coté de chez moi. Et j'ai commencé à courir, mal grès la chaleur. Je l'ai tout de suite vu sous l'abri de bus. Bien droit, légèrement penché sur une feuille qu'il devait être en train de gribouiller de mots, tous ces jolis mots qu'il sait si bien écrire. J'ai accéléré le rythme et me suis jetée sur lui, avec un grand "Bouh!" qui le fit sursauter.

15h00. Lou ou l’exactitude même. On avait dit 14h00. Enfin. Je grillais sous un soleil de plomb. L’odeur du goudron à moitié fondu me dégoutait de plus en plus et je n’avais qu’une envie, me réfugier à l’ombre du saule pleureur du parc Salvator. Et de goûter avec délice aux derniers jours d’été. Bon, replongeons-nous dans nos pensées désordonnées et attendons Lou. Ah oui, j’oubliais. J’écris beaucoup. Même si rien n’a jamais de rapport, ce n’est pas bien grave. Disons que chaque chose qui me passe dans la tête est susceptible de me resservir un jour. Ah voilà. Elle est arrivée, bondissante comme d’habitude. En criant « BOUH », pour m’effrayer. Pari réussi. Alors on a commencé en marchant, elle un pied sur le trottoir, l’autre sur la route. Comme une enfant. Et les discussions ont commencé. On va au parc. Non, à la plage. On y a passé tout notre été. En plus t’es arrivée en retard. Mais ça ne change pas ça. Hé, ne commence pas à me faire des réflexions désobligeantes je te prie. Bon, ok. On va à la plage. Mais pas de glace ni de chichi, ni de beignets ni autre hein. Marché conclu. Alors on a pris le chemin de la plage. Là où les parasols s’élevaient encore par millier. Ca m’avait toujours fait penser à un mac flurry m&m’s. A cause de tout les points en couleurs sur cette étendue pratiquement blanche. Cette plage où l’on avait passé tout notre été, le regard perdu dans le lointain d’un coucher de soleil, à murmurer à demi-mots des souhaits que l’autre ne pouvait entendre. Mais que l’on devinait. Parce que parfois nous n’avions pas besoin de parler. Parce qu’un regard ou un froncement de sourcils suffisaient. Alors qu’on ne se connaissait depuis même pas deux mois. Parce qu’un jour j’avais oublié par inadvertance mon mp3 là où j’avais déposé quelques heures auparavant ma serviette de bain. Il crachait alors littéralement du Lost Prophets à un niveau sonore très peu acceptable pour des gens bien, comme aurait dit ma mère. Et qu’elle me l’avait rendu, en courant derrière moi pour me rattraper. Et elle me l’avait tendu, disant que j’avais de bon goût. Et c’était là que tout avait commencé.

Commentaires

Avatar de miss-tagada

* Tomorrow is a differ...

Par miss-tagada le 03/08/2007 à 19h58

J'aime bien la comparaison avec le mac flurry m&m's.

Avatar de rukya

Ô captain, my captain

Par rukya le 19/07/2007 à 23h15

Et c'est pas près de finir^^



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