Lou, Théo. Same story, same troubles ...

~ 3

le 26/07/2007 à 20h26


Soudain Lou se leva et dit qu’elle allait nager. Elle marcha le long de la plage, comme elle l’aurait fait d’habitude. Evitant une à une les vagues qui essayaient de lui mouiller les pieds. Pareille à un de ces enfants qui couraient avec leur cerf-volant. Comme une enfant oui. Elle revint en courant, et tout en enlevant son t-shirt, me demanda si je venais nager avec elle :
« Tout à l’heure, dès que j’aurais fini ce que j’ai à faire. » Elle savait pertinemment que je ne viendrais pas. Mais ça ne la dérangeait pas outre mesure. Je n’aimais pas me baigner et comme je ne savais pas nager, ça n’était pas si dérangeant en soi. Mais elle me demandait ça, par pure formalité sûrement. Elle plongea. Petit point perdu dans cette immensité bleue. Je me replongeais dans ma réflexion quand elle arriva et se rassit sur sa serviette.
« Tu veux un gâteux » ? Me demanda-t-elle en tendant une boîte de cookies. J’en pris un tout en disant que je ne comprenais pas pourquoi elle aimait tant l’eau. Elle me répondit, tout en lisant une feuille où j’avais griffonné quelques trucs que c’était comme si elle pouvait contrôler sa vie. Décider de rester à la surface ou alors plonger. Mais pour remonter, inéluctablement. Elle prit mon crayon et écrivit cette phrase sur mon bout de papier.
« Ca le fait je trouve. » Dit-elle en me souriant. Sûrement.


Il était déjà pratiquement 18h00 mais il faisait toujours aussi chaud. Deux mois de canicule infernale. Théo se leva et proposa de rentrer. Ce soir, ils mangeaient chez lui. Barbecue dans la toute relative fraîcheur du soir. Dans le jardin qui sentait les roses. Le Lila et le sucre des confitures que sa mère avait faites quelques jours auparavant. Ils remontèrent donc lentement la route jusqu’à la voiture et rangèrent les affaires dans le coffre de la voiture. Au loin on entendait encore le rire des enfants. Ils passèrent devant le port en rentrant. Cela fit sourire Théo. Il y avait la le plus grand brassage de population possible. Français ou étrangers, jeunes ou moins jeunes, tous passaient au moins une fois sur le port et se croisaient, parfois sans se dire qu’il existait dans toute cette masse informe et colorée, des personnes susceptibles de changer leur vie. Théo se gara. A côté d’un supermarché. Ils devaient acheter de quoi préparer le repas de soir.

Commentaires

Avatar de rukya

Ô captain, my captain

Par rukya le 26/07/2007 à 20h43

Huuum....



Ouah.



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